Office de tourisme du Pays de Tarare
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office de tourisme de tarare Visite guidée de la vieille ville


ITINERAIRE ET SENS DE LA VISITE

On quitte la place du château en prenant la rue Portelle. Sur l'église ancienne on voit 3 écussons :

Agneau Pascal

Christ en majesté

Saint Jean Baptiste

Sur la partie détruite il y avait un écusson représentant le "Taud" qui était peut-être un symbole des Antonins. Le long de cette rue, on découvre les maisons anciennes. On passe devant l'église Saint-André. En bas de la rue Portelle, on a une belle vue sur les contreforts de l'église de 30m de haut. Toujours en bas de la rue Portelle on arrive en tournant à droite, rue Jean Jacques Rousseau que l'on continue jusqu'à son extrémité. On traverse la rue Pêcherie et on arrive rue Mezelle. On a alors traversé le Taret qui coule sous la Pêcherie et qui était autrefois traversé par le Pont Mezelle. On arrive sur la place du marché. Sur cette place, on peut admirer la maison dite de la Renaissance et les vieilles demeures du XVème siècle. On remontera par la rue Gaston Salet et on prendra la rue du Château sur la droite en longeant le Tribunal de commerce. On accède au Centre Malraux après avoir laissé sur la droite la Tour de la Prébende des Martin.

 

EGLISE SAINT ANDRE :

C'est au IIIème siècle que les chrétiens bâtirent ici une chapelle ,

sur le mur d'un oppidum gallo-romain, qui devint l'église Saint-André.

Elle situait sur le promontoire qui vit la naissance de la ville,

là où se trouvait le château de la Famille noble "de Tarare".

Ce château, et ses bâtiments entourés de remparts,

furent cédés au prieur de la puisante Abbaye de Savigny.

L'ensemble des bâtiments actuels de l'église Saint-André comporte 2 parties :

La plus ancienne :

Elle est le troisième édifice construit à cet emplacement (XIème, XIIème). Après l'incendie du XVème siècle, il fut reconstitué par Antoine de Vernoilles, prieur de Tarare, dont les armoiries à la Croix Ancrée sont à l'origine de celles de notre ville. Elle fut reconstruite de 1821 à 1823 sous la direction de Monsieur Paulet architecte de Lyon avec façade en pierre de Couzon et portail en pierre de Glay. Il précède une nef construite en avant du chevet de l'ancienne église à plan basical roman, mais amputé de son abside, aujourd'hui remplaçé par un nouveau clocher en pierre dorée.

Cette partie ancienne prolonge l'édifice plus moderne et tient lieu de baptistère, abritant les fonds Baptismaux. En 1967, on l'éclaira avec quatre remarquables vitraux exécutés à Sermesse (Saône et Loire) par le Maître Verrier G. Bertrand et représentant les symboles des Evangélistes :

Saint Jean et l'Aigle

Saint Mathieu et le Livre

Saint Marc et le Lion

Saint Luc et le Boeuf

Il est opportun de préciser ces symboles des quatre évangélistes :

Le point de départ est la vision d'Ezéchiel , prophète inspiré qui vivait à Babylone aux environs de 593-591 avant Jésus Christ parmi les déportés juifs.

A cette époque, les temples Assyriens étaient gardés par des Karibu (le mot est devenu chérubin) statue ordinairement à tête humaine, corps de lion, pattes de taureau, ailes d'aigle.

L'imagination fertile du prophète Ezéchiel a conduit à une description fantastique apparentée à cet environnement. Les animaux choisis symbolisent la noblesse, la force, l'agilité et même la sagesse.

Il est probable que ces 4 êtres vivants (quatre comme les quatre points cardinaux, donc tout le cosmos), représentaient les quatre anges qui présidaient au gouvernement du monde physique.

Ce n'était pas vraisemblablement au départ la représentation des quatre évangélistes. Sans que l'on sache pourquoi, à partir du deuxième siècle, et ce en particulier à Lyon (Saint Irénée), il est devenu courant de voir en ces quatre êtres vivants, le symbole des quatre évangélistes (on retrouve également cette figuration dans des mosaïques de Ravenne) :

MATHIEU HOMME : parce que son texte débute par la liste des ancêtres du Christ.

MARC LION : parce que son récit commence par la prédilection de Jean Baptiste, voie qui crie dans le désert.

LUC BOEUF : parce que sa première page raconte une scène qui se passe dans le Temple de Jérusalem (Annoce à Zacharie), et que dans ce Temple on sacrifiait parfois des boeufs.

JEAN AIGLE : du fait de son esprit pénétrant, de sa hauteur de vue, de son regard perçant.

Chacun s'accorde à reconnaître que ces correspondances sont très artificielles, tirées par les cheveux. La tradition nous les a laissées ainsi.

Au fond à droite un modeste monument en mémoire de nos morts de la paroisse, environ 150 en 1914-1918 et une trentaine en 1939-1945.

A l'extérieur on remarque des médailles et des écussons du XVème siècle et sur la petite porte latérale, le blason d'Antoine de Vernoilles qui est ainsi devenu celui de Tarare.

La plus récente :

Elle fut construite de 1866 à 1870, dans le style néo-gothique, et demeure inachevée puisqu'elle est prolongée par la partie la plus ancienne. Elle fut édifiée par Monsieur Tony Desjardins, architecte en chef de la ville de Lyon, dans des proportions spacieuses : 30 m de hauteur pour la partie la plus haute de l'extérieur, le transept ayant 32 m de large et la nef 22 m pour une longueur totale de l'édifice de 67 m et une hauteur intérieure de 20 m  pour l'église elle-même en-dessous de la crypte. L'extérieur vu du côté abside, constitue un merveilleux édifice dont les arcs-boutants et les contreforts ont permis de vastes vitraux intermédiaires, diffusant la lumière naturelle et les rayons du soleil.

De la grande nef, 2 travées seulement sont achevées et une troisième ébauchée. De gracieuses et hardies croisées d'ogives, chacune avec une armure formée par l'entrecroisement des trois arcs diagonaux couronnées par une solide clef de voûte, soutiennent d'admirables voûtes sexpartites de style début gothique. Leurs arcs retombent sur des colonnettes, elles-mêmes supportées par consoles encastrées dans les murs soit par des tailloirs de piliers inférieurs. Les quatre piliers centraux  du transept comportent chacun 8 colonnes : les autres de la grande nef sont constituées alternativement d'une colonne trapue et d'un faisceau de colonnes.

Les vitraux du choeur et du transept représentent des scènes évangéliques et ceux de la nef, des saints illustres, tels Saint Vincent de Paul, dont le rôle social et hospitalier fut considérable au XVIIème siècle, ou Saint Bruno, né à Cologne en 1035 et fondateur des Chartreux.

Des oeuvres d'art à remarquer :

Dans le bras méridional du transept, un retable en bois doré du XVIIème siècle, don de Madame de Montvenoux qui était propriétaire du château  du même nom, aujourd'hui Chambre de Commerce.

En ce même lieu une belle statue en marbre blanc d'une Vierge à l'Enfant intitulée " Notre Dame du Bon accueil" est sculptée en 1859 par un enfant de la région de Tarare : Jean Bonnassieux.

Dans le choeur, un saisissant Christ en bois restauré, mais datant du XVIème siècle.

On y remarque également l'autel en marbre avec sculpture de Christ célébrant la Cène entouré de deux apôtres, sur fond doré.

L'expression de Saint-André de Tarare, avec ses variantes, représente l'un des plus beaux édifices de l'ouest lyonnais où se sont rencontrés la foi et l'art exprimés par des artistes et des compagnons dans la pierre, le bois et le verre.

Talentueux héritage séculaire.

 

LES RUES ET LES PRINCIPAUX LIEUX

La rue Portelle

Elle tire son nom de ce qu'à son extrémité il y avait une porte dans le rempart du Vingtain.

On désignait par ce terme l'ensemble des bâtiments  et du château appartenant au Prieur.

Il percevait un impôt correspondant au vingtième de la récolte et qui était destiné

à l'entretien des fortifications qui servaient de refuge à la population des environs.

La rue du Château

Cette rue tire son nom de l'ancienne maison forte du prieuré.

On passe devant la Tour de la Prébende des Martin.

Cet édifice du XVème siècle abrite le siège social et des collections de la Société d'Histoire et d'Archéologie des Monts de Tarare. C'est vers la fin du XVème siècle, en 1491 exactement, que le curé Etienne Martin acquiert dans le quartier du Château une maison qui servira de logement au prêtre prébendier de Tarare.

La rue Jean Jacques Rousseau

Cette rue s'appelait jadis la rue Ecorcheboeuf.

Au-dessus du numéro 16 de cette rue, on voit sur la Maison du Vingtain un écusson.

La rue Anna Bibert

Elle portait antérieurement le nom de Déguirasse.

C'est au numéro 10 de cette rue que naquit en 1710 Georges Antoine SIMONET, créateur de la Mousseline.

Ses parents étaient de riches marchands.

La famille Simonet est une des plus anciennes de la ville de Tarare.

La rue Gaston Salet

Autrefois cette rue s'appelait rue des Capucins. Un couvent des Capucins existait entre la rue Gaston Salet d'aujourd'hui et la rue du Château. Les Capucins se sont implantés à Tarare en 1700 et ont subsisté jusqu'en 1792, date à laquelle le couvent fut vendu comme bien national. C'est en 1792 qu'il fut transformé en Maison Commune, c'est à dire Hôtel de Ville. Le prix de la vente fut de 4 200 francs de l'époque. En 1819, la rue des Capucins retouve son nom qui restera le sien jusqu'en 1902, date à laquelle elle devint, rue Gaston Salet du nom d'un notaire tué pendant le siège de Belfort, le 16 janvier 1871.

Dans ce quartier on découvre plusieurs niches sur la façade des maisons. Il y a encore 30 ans, elles abritaient des statuettes aujourd'hui disparues.

Une niche est à l'angle du Couvent des Capucins et de la Rue Gaston Salet.

Une seconde se trouve au 30 de la rue Gaston Salet, à l'angle de la rue Champagne.

Une troisième au numéro 32 de cette même rue.

Au numéro 24 de la rue Gaston Salet, un écusson d'Antoine de Vernoilles dans un quadrilobe entouré de feuilles de chêne.

La place du Marché

Cette place du marché se prolonge aujourd'hui par l'avenue Charles de Gaulle autrefois rue Burie.

Cette rue était celle des bourreliers. Elle rejoint la place Victor Hugo, jadis place Burie où était l'emplacement du foirail.

Les maisons anciennes de la place sont du XVème siècle. Ce sont des maisons en encorbellement à colombages apparents.

La maison des Andrieux qui comporte une tour et des fenêtres à meneaux, est aujourd'hui le café du Centre. C'était autrefois un magazin bazar où l'on trouvait tout ce qui peut être nécessaire à la vie. Les Andrieux ont été des teinturiers célèbres qui ont exercé leurs activités avant Simonet.

Sur la Tour, on peut voir un blason de 1584, de Jehan Rehanrd.

Le centre André Malraux

Ce bâtiment du XIVème siècle est en fait l'ancien presbytère de l'église Saint-André,

très vraisemblablement construit sur des fondations plus anciennes.

C'est aujourd'hui l'Espace Culturel André Malraux.

Il abrite des expositions temporaires et une école de musique.

Au sous-sol, il y a une remarquable cave voûtée,

également utilisée pour des expositions, présentations et réceptions.

Une niche se situe en face du Centre André Malraux .

Le Puits d'Amour

A l'origine ce petit monument agrémentait le parc de la propriété Jean Baptiste Martin-Gubian au Vert Galant (actuellement centre hospitalier de Tarare).

Il fut placé dans les années 1930 dans la rue d'Arnas, en-dessous de la place du Château.

Là eut lieu un crime passionnel, ce qui lui donna son nom.

Charles Dumas, adjoint au Maire J. M Froget, fut assassiné par sa maîtresse dans les années 1930.

Les aménagements du plan d'urbanisme l'ont fait déplacer pour son installation actuelle sur la place du Château.

La chapelle de Bel Air

Elle domine le site sur la colline qui porte son nom. Ce n'était avant le XVIIème siècle qu'un autel de pierre brute avec une statue de la Vierge. On dit qu'un pauvre hère ayant emporté la statue de son logis, il l'a retrouva le lendemain même à sa place initiale.

Deux fois, il prit la statue et deux fois le miracle se renouvela.

Au XVIIème siècle, une chapelle fut construite qui ne résista pas longtemps à la rigueur du climat. Elle fut reconstruite en 1757 et embellie plusieurs fois depuis.

Les cloches sont nommées Marie et Emilie. La galonnière ( le porche) a été restauré fin 1975.

C'est un lieu de pélerinage. Un tableau représentant une descente de croix est attribué à Courbet. Il s'agit vraisemblablement d'une copie. Autrefois la chapelle de Bel Air était le terme d'un chemin de croix (chemin des croix) au départ de la rue des Ayets. A cet emplacement il y a une croix restaurée et on passait à proximité des ruines de la chapelle Sainte Véronique.

 

Hors circuit de la visite

 

L'EGLISE SAINTE MADELEINE

Succursale de l'église Saint-André, par ordonnance royale du 16 mars 1820. Construite de 1825 à 1827, sur l'emplacement d'une chapelle et d'un cimetière.

A remarquer le fronton ainsi que de nombreuses statues à l'intérieur, dus aux ciseaux du sculpteur local Jean Bonassieux, à qui l'on doit aussi la statue  de Notre Dame de France sur le rocher Corneille dominant la ville du Puy en Velay (Haute Loire).

Les orgues sont de Cavaillé-Col.

Sur la façade de l'église, rue Gambetta, quelques pierres sont incrustées. Elles proviennent de l'ancienne chapelle.

Quelques autres se trouvent dans la façade dominant la rue Gaston Salet de l'église Saint-André.

LA CHAPELLE DES USINES JEAN BAPTISTE MARTIN - avenue Edouard Herriot

 Créée en 1843.

Les jeunes filles (jusqu'à 200) ouvrières du moulinage, étaient internes et si les travaux étaient dirigés par des laïques, par contre les services annexes (dortoirs, infirmerie, études, couture, récréation...) étaient dirigés par des religieuses qui entretenaient une immense chapelle desservie par un aumônier.

Cette dernière a survécu au temps et aux intempéries.

Longue de près de 40 mètres, elle se présente comme un immense vaisseau renversé. D'élégantes colonnes en bois peint suspendues à des poutres transversales viennent se fondre dans d'autre travées plus spacieuses. Evoquant une forêt magique sous un plafond bleu constellé d'étoiles, un talentueux héritage séculaire des compagnons du bois, ainsi que d'artistes et de peintres, fabuluse rencontre de l'art et de la foi.

Cet ensemble unique ne peut que transformer ses visiteurs en admirateurs.

(Visite commentée sur réservation lors des Journées du Patrimoine.)